Newsletter #2 du 30/12/2025
1. Accès à l’océan lors des fortes houles : sécurité et responsabilité
Lors de la dernière tempête, un arrêté municipal a interdit l’accès à l’océan à tous, y compris aux surfeurs expérimentés et licenciés. La sécurité est évidemment une priorité. Personne ne la remet en cause. Mais à Biarritz, le surf n’est pas un loisir marginal. C’est une culture, une pratique encadrée, un sport où les niveaux d’expertise sont très différenciés. Mettre sur le même plan un pratiquant occasionnel et un surfeur confirmé, formé, licencié et assuré pose question.
Position : La sécurité doit être proportionnée, fondée sur le niveau de pratique et pensée de manière opérationnelle, sans nier l’expertise des pratiquants encadrés.
Action proposée : Étudier un dispositif permettant, lors de conditions spécifiques, l’accès à l’océan pour les surfeurs titulaires d’une licence annuelle dans un club reconnu, dans un cadre clairement défini et sécurisé, en lien avec les services de secours, les MNS et les acteurs concernés, afin de garantir une décision proportionnée, responsable et applicable sur le terrain.
2. Douches de plage : hygiène, cohérence et bonne gestion
La fermeture des douches de plage, décidée lors de la canicule de 2023, se voulait un geste de solidarité face à la pénurie d’eau. Cette décision a été prolongée en 2024 et 2025, notamment pour des raisons budgétaires et environnementales.
Ces préoccupations sont légitimes. Mais elles doivent être mises en balance avec des réalités concrètes : l’hygiène, en particulier pour les enfants, l’accueil des visiteurs, et la cohérence globale de la gestion municipale.
La taxe de séjour génère chaque année plusieurs millions d’euros pour la ville. Les douches de plage ne sont pas un luxe, mais un équipement public utile, pensé à l’origine pour répondre à des besoins sanitaires précis.
Position : Il est possible de concilier sobriété, écologie et qualité de vie, sans opposer les habitants, les visiteurs et les enjeux environnementaux.
Action proposée : Rétablir les douches de plage tout en poursuivant un travail sérieux sur des solutions responsables : dispositifs économes, récupération des eaux de pluie et réflexion à moyen terme sur l’usage d’eaux alternatives lorsque cela est techniquement et économiquement réaliste.
3. Propreté et civilité : préserver nos plages au quotidien
Chaque été, le constat est partagé : poubelles saturées, déchets sur les plages et leurs abords, comportements irrespectueux.
Il fut un temps où une présence humaine identifiable permettait de prévenir ces dérives. Ce dispositif a disparu pour des raisons de coût.
Position : La propreté et la civilité ne relèvent ni de la communication seule ni de l’idéologie. Elles nécessitent des moyens concrets, visibles et adaptés au terrain.
Pistes de travail : réfléchir au retour d’une présence dédiée sur les plages, ou étudier l’évolution du rôle de certains acteurs déjà présents, dans un cadre légal strict, afin de renforcer la prévention, le respect des règles et la qualité du cadre de vie. Ces pistes devront être analysées avec sérieux, sans précipitation, et en lien avec les contraintes juridiques existantes.
Ces sujets méritent mieux que des décisions imposées d’en haut ou des positions de principe. Ils demandent du bon sens, du dialogue et des solutions concrètes. Je vous invite à y réfléchir.
Nous aurons l’occasion d’en discuter et de construire ensemble des actions efficaces
pour la saison prochaine et pour l’avenir de Biarritz.