Newsletter 12 janvier 2026

Logement : reprendre la main sur le foncier

Logement : reprendre la main sur le foncier

Newsletter #4 du 12/01/2026

À Biarritz, la question du logement n’est plus abstraite. Elle concerne directement les actifs, les familles, les jeunes  et plus largement celles et ceux qui font vivre la ville à l’année. La réalité est simple : il existe aujourd’hui très peu d’endroits où construire, et chaque décision engage la ville pour des décennies. Ce sujet dépasse les postures.  Il appelle des choix politiques clairs, cohérents et assumés, fondés sur la réalité de notre territoire.

1. Loi SRU : un cadre national, une responsabilité locale

La loi SRU fixe un cadre national que la commune se doit de respecter. C’est un outil imposé par l’État, pensé pour des territoires où la production de logements est plus simple.

À Biarritz, ce dispositif n’est pas adapté à la réalité locale pour trois raisons :

– le manque de foncier constructible,

– un objectif de 25 % de logements sociaux structurellement inaccessible, ce qui nous maintient durablement sous pénalités de l’État,

– un contrôle limité sur les logements produits : la Ville ne maîtrise qu’une partie des attributions, autour de 15 %.

Dans ce contexte, construire du logement ne peut pas se résumer à cocher une case réglementaire. C’est répondre à un besoin vital pour l’équilibre social, économique et humain de la ville.

2. Le foncier communal : un levier stratégique

C’est précisément pour cela que nous devons développer une alternative qui permette à la commune de contrôler 100 % des logements créés, en garantissant qu’ils restent orientés vers le logement à l’année.

Le foncier communal est, ici, un levier stratégique. Il doit être mobilisé en priorité pour le logement permanent et les équipements utiles aux habitants, et non pour alimenter des logiques spéculatives.

Proposition : mettre le patrimoine foncier communal à disposition via des baux emphytéotiques, afin d’encadrer dans la durée l’usage du foncier, les conditions d’occupation et la vocation des logements.

3. Décider et assumer

Reprendre la main sur le foncier suppose des décisions claires et assumées :

– un inventaire public et transparent du foncier communal,

– des critères d’affectation lisibles et cohérents,

– une adéquation réelle entre les discours et les actes.

Le logement n’est pas une variable d’ajustement. C’est un choix politique structurant pour l’avenir de Biarritz.

Respecter la loi est indispensable. Décider comment utiliser le foncier est un choix politique.

Nous faisons le choix de la clarté, de la responsabilité et de l’intérêt général.

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